Adic Packaging : le savoir-faire et le savoir-être | ADIC Les Ateliers
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23 Mar Adic Packaging : le savoir-faire et le savoir-être

article-CL-et-SOOlivier Fouilloy a repris la société Adic Packaging, à Juillac-le-Coq, en avril 2014. Il a engagé de nombreux changements dans cette entreprise qui évolue sur le marché du luxe. Investissements importants, croissance en hausse, effectifs en augmentation… Tour d’horizon.

Hennessy et Martell, mais aussi Gucci, Dior ou Chanel… Le portefeuille clients de la société Adic Packaging, à Juillac-le-Coq, compte des noms prestigieux. Depuis 1988, année de sa création, l’entreprise, qui évolue dans les métiers de l’impression et du façonnage haut-de-gamme, s’est forgée une solide réputation dans l’univers du luxe. Une réputation «basée sur un savoir-faire autant que sur un savoir- être», affirme le patron. Les deux créneaux de l’entreprise: le packaging et les outils de correspondance de très haut-de-gamme (carte de vœux, cartes de visite, têtes de lettre, enveloppes et livrets). Ce qu’on appelle, icic, « Les Éditions du Prestige ».

«On se positionne uniquement sur des petites et moyennes séries pour des clients qui exigent de la haute qualité», explique Olivier Fouilloy, 48 ans. Après avoir travaillé durant une vingtaine d’années dans la parfumerie et la cosmétique, il a repris Adic en avril 2014. «Je voulais reprendre une entreprise dans un secteur que je maîtrise: le packaging ; dans un univers que je connais : le luxe ; et dans le milieu industriel que j’affectionne», assure le dynamique manager, «attaché aux valeurs du travail et du mérite». «Quand j’ai visité l’entreprise pour la première fois, en 2013, j’ai vu des choses chez ADIC que je n’avais jamais vues auparavant», confie-t-il, citant «la qualité extraordinaire de la main-d’œuvre». «J’ai des équipes d’une compétence inouïe.»

Comme une start-up de 25 ans

Aujourd’hui, Adic Packaging, c’est comme une start-up qui aurait plus de 25 ans. «Nous sommes engagés dans une authentique démarche de changement», affirme le patron, qui a décidé d’y mettre les moyens. De 14 salariés lorsqu’il est arrivé, il est passé à 19. «Des opérateurs ultra-qualifiés nous ont rejoints, mais aussi un responsable technique et un responsable qualité», précise-t-il. Et le recrutement se poursuit dans les domaines commerciaux et techniques. «La difficulté, c’est de recruter des talents qui soient séduits par le développement de l’entreprise», remarque Olivier Fouilloy, tout en ajoutant que «chaque personne qui arrive chez nous a un plan d’intégration».

Car le développement de la société passe aussi par «l’innovation sociale». Ici, c’est l’esprit d’équipe qui domine. «Avec une solidarité exceptionnelle. On est tous obsessionnellement tournés vers nos clients», affirme encore Olivier Fouilloy. «Nous avons tous une attitude tournée vers la qualité, la communication, le service.»

20% de croissance

Une démarche payante. En un an et demi, l’entreprise a fait un bond spectaculaire: 20% de croissance la première année. «Et on part sur les mêmes chiffres pour la deuxième», se réjouit Olivier Fouilloy. L’entreprise est également sortie par anticipation d’un plan de continuation mis en place par tribunal de commerce à la suite d’un redressement judiciaire en 2008. Sans oublier le «mouvement d’investissement massif».

Dans les six prochains mois, les salariés intégreront de nouveaux locaux dans la ZAE du Pont-Neuf à Salles-d’Angles. L’entreprise triplera, au passage, sa surface. «Et nous allons avoir une nouvelle machine pour chacune des étapes de production.»

L’objectif étant d’offrir, au final, «de plus en plus de nouvelles technologies et d’innovation à nos clients». Comme ce «coffrétui», entre le coffret et l’étui, que vient de développer Adic, en collaboration avec trois partenaires: la société Orimo, qui évolue dans le tissu haut-de-gamme, Céline Delcourt, qui œuvre dans le design à Cognac, et MSV, spécialisée dans la décoration de flacons. Une fois ouvert, le coffret, qui allie tissu, gaufrage et dorures, sert de présentoir aux bouteilles. Un produit terriblement joli, pour lequel Adic a déposé un brevet à l’Inpi.

Il a été présenté pour la première fois au salon «Luxe pack» de Monaco au mois d’octobre. «On en est très fier. C’est une sorte d’étendard de notre savoir-faire.»

De quoi séduire de nouveaux clients. C’est un autre but du patron, qui vient, par exemple, de décrocher un contrat avec Clarins. «On a aussi été choisi pour réaliser le lancement d’un nouveau parfum d’une des plus grandes marques au monde», se réjouit-il, sans vouloir en dévoiler davantage. L’humilité et la discrétion. Deux autres valeurs qui guident Adic.

Charente Libre et Sud Ouest, Supplément artisanat 18.11.2015

 

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